Le RGPD est entré en vigueur le 25 mai dernier.

La CNIL joue un rôle d’information exemplaire en créant une FAQ complète et répondant de manière écrite et éclairée aux interrogations des entreprises en détresse. Pourtant, ces écrits sont la plupart du temps interprétés par des rédacteurs peu scrupuleux qui détériorent souvent la clarté du message en personnalisant les informations diffusées.

Pour faire un point sur l’ensemble de ces conseils, voici une note synthétique qui reprend l’ensemble des « best practices » concernant la communication en B2B par mail. La communication par téléphone et par courrier feront bientôt l’objet d’un article dédié eux aussi … un peu de patience.

Règle #1

Le consentement des entreprises tu n’auras pas besoin de demander.

C’est la GROSSE différence entre le démarchage B2B et B2C. En B2B, pas besoin de demander un consentement « opt in ». C’est la méthode « opt out » qui prévaut. Pour faire simple, vous pouvez démarcher les entreprises par mail sans obtenir leur consentement.

Règle #2

Les personnes morales et les personnes physiques tu ne confondras pas.

Les adresses « contact@axpetio.eu » ou « support@axeptio.eu » sont attribuées à l’entreprise (personne morale) et peuvent être spammées sans vergogne. En revanche, autant éviter de faire de même pour les adresses pro des membres du personnel de cette entreprise (personnes physique) qui sont considérées par le RGPD comme des données personnelles. N’oubliez pas qu’il s’agit d’être humains sans défense et qu’il est donc indispensable de prendre plusieurs précautions. Ça se complique.

Règle #3

A la bonne personne physique tu t’adresseras

Il est important de s’adresser au bon destinataire dans le démarchage par mail. Premièrement parce qu’il est plus pertinent de s’adresser, par exemple, au DSI pour vendre un logiciel. Deuxièmement parce que c’est une des préconisations explicites du RGPD. Et c’est compréhensible … cela évite de recevoir des mails inappropriés qu’il faudra ensuite transférer à la personne compétente … ou pas.

Règle #4

Aucune personne physique tu ne prendras en otage.

Le droit à l’information s’applique aux personnes physiques dans le cadre de la prospection par mail.

Cela oblige les entreprises à informer la personne démarchée sur les conditions de traitement des données personnelles.

Si la CNIL ne nous apporte pas de solution toute prête, il faudra s’assurer qu’au moment où les données d’une personne sont récoltées, cette dernière sait d’ores et déjà dans quelles conditions ses données vont être traitées.

Règle #5

Toute leur vie tu ne bombarderas pas de mail les entreprises.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Le démarchage par mail en a deux. La première, c’est l’opposition. Si vous recevez l’information que la personne démarchée ne souhaite plus l’être, vous devez respecter son souhait. Le RGPD, c’est comme plein de choses finalement !

Le deuxième motif qui justifie l’arrêt de la communication est tout aussi logique.

Le RGPD prévoit que les données personnelles doivent être effacées lorsque l’objectif pour lequel elles ont été récoltées est atteint. En d’autres termes, si votre client a souscrit à votre abonnement, inutile de lui envoyer les offres promotionnelles indéfiniment. En plus c’est agaçant.

Il est inutile de programmer des relances jusqu’en 2025 …

Règle #6

Pour être tranquille, le consentement tu demanderas quand même …

Finalement, comme le souligne le formateur et consultant Thierry Royer, même si le démarchage commercial respectant l’ensemble de ces règles est valide, rien ne vaut une bonne récolte de consentement. Qu’il s’agisse d’un consentement B2B ou B2C, pour l’envoi d’une newsletter ou autres, Axeptio vous aidera toujours à le collecter grâce à ses encarts de consentement certifiés RGPD afin que vous puissiez établir une relation de confiance avec vos clients.

N’oubliez pas qu’un client consentant est un client heureux et reconnaissant !

Règle #7

Pour obtenir le totem d’immunité, des infos sur l’intérêt légitime tu attendras

Tout le monde en parle. Personne ne sait vraiment ce que c’est. Pourtant, cet intérêt légitime, s’il est prouvé, pourrait s’avérer être la base légale de traitement des données personnelles ULTIME pour nos amis commerciaux.

Avec l’intérêt légitime, exit le consentement, l’obligation d’information, etc.

En attendant, comme l’a expliqué notre avocat favori Maître Christophe Landat, l’intérêt légitime est trop peu documenté pour que son utilisation puisse être sans risque. Dommage.

Comme vous le savez, chaque cas est différent. C’est pourquoi si un doute subsiste, nous vous invitons à contacter directement un avocat spécialiste de la question.

Bonne mise en conformité à tous !