Le seul effet produit par la législation sur les cookies ? Des utilisateurs qui cliquent « ok » comme des robots. Au lieu de sensibiliser, on a banalisé.

Le RGPD arrive, et nous devons penser à l’utilisateur.

Avec l’application imminente du RGPD, le recueil du consentement de l’utilisateur est la victime désignée de ce mal très européen : l’application froussarde, techno-centrée et fastidieuse d’un texte qui prône tout l’inverse. En effet, une lecture un peu trop zélée fait du formulaire autour de la case à cocher une application plus complexe que le site qui l’héberge.

C’est donc qu’en plus de lasser les utilisateurs, on va se mettre à dos les informaticiens !

Et comme le texte ne livre à aucun moment de spécifications fermes ou de maquettes visuelles, il laisse la place à des interprétations plus ou moins farfelues… Certaines ont commencé à fleurir sur internet, voici notre top 3 :

  1. prendre une capture d’écran de la page au moment où l’utilisateur coche la case
  2. systématiser le double opt-in et obliger les utilisateurs à cliquer sur deux cases plutôt qu’une
  3. masquer tout le site et interdire l’accès au contenu pour afficher la liste des 231 sous-traitants qui ont accès aux données personnelles

On comprend vite les conséquences de ces propositions, le site internet qui fait le choix d’intégrer la RGPD de cette façon n’en retirera que deux choses :

  • l’épuisement inéluctable et irréversible de son opt-in marketing,
  • une fuite de ses clients vers un concurrent qui n’en a rien à faire de la mise en conformité !

Toute implémentation est un compromis

Nous avons la conviction que proposer une solution qui freine le parcours utilisateur va à l’encontre de l’esprit de la loi, qui veut au contraire que les entreprises conformes s’emparent de cet argument pour développer un business plus respectueux des droits fondamentaux des personnes. Le compromis Axeptio, c’est de proposer une expérience utilisateur non intrusive mais mémorable, où les micro-intéractions (sons, animations, transitions) transforment le don du consentement en une action plaisante et gratifiante.

Il n’y a que comme ça que l’on ne donnera pas à l’utilisateur le réflexe de zapper.